Ostéopathie et coliques du nourrisson

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Ostéopathie et coliques du nourrisson

Quelques semaines après l’arrivée de bébé, vous commencez à devenir un expert en traduction de son langage : fatigue, faim, changement des couches, rot, etc…

Seulement voilà, à peine vos marques prises, les pleurs de votre bébé se mettent à changer. Vous n’arrivez pas à en trouver la cause et à les calmer. Il est très probable qu’il s’agisse de coliques !

Les coliques du nourrisson se caractérisent par des douleurs abdominales qui prennent leur origine au niveau du colon. Elles commencent autour de la 2e semaine de vie et se prolongent jusqu’au 3e ou 4e mois.

C’est tout à fait bénin mais ça peut être difficile à vivre pour le bébé, mais aussi pour ses parents. Rassurez-vous ! Malgré ses pleurs, si votre bébé a des coliques, il est quand même en bonne santé ! Ce n’est pas une « maladie » à proprement parler. D’ailleurs les symptômes disparaissent d’eux-mêmes avec le temps !

Les coliques sont un des problèmes de santé les plus fréquent chez le nourrisson : elles se présentent chez 10 % à 40 % des bébés.

Coliques du nourrisson - Les symptômes

Avant de parler de coliques, il faut avoir éliminé les pathologies qui peuvent avoir des symptômes en commun (sténose du pylore, invagination intestinale aigüe, reflux gastro-œsophagien, allergie aux protéines de lait de vache, intolérance au lactose, infections…). Il est à noter que les coliques n’ont pas de répercussions sur l’appétit du bébé et donc sur sa prise de poids, contrairement à une pathologie médicale. Si c’est le cas, il est préférable de contacter le pédiatre ou son médecin traitant.

Les « crises de coliques » sont typiquement concentrées après les repas et le soir. Elles surviennent de façon spontanée, sont imprévisibles et peuvent durer longtemps.

Le ventre de bébé est gonflé, tendu et dur, ses mains sont crispées, ses genoux sont repliés sur son ventre, et des gaz assez puissants peuvent se manifester. L’expression de son visage, ses pleurs et ses hurlements expriment souvent sa détresse. Les pleurs apparaissent a priori “sans raison” : bébé n’a pas faim, n’a ni trop chaud ni trop froid, sa couche est propre, etc…

Il existe une « règle de trois » pour poser un diagnostic probable de coliques : le bébé pleure plus de 3 heures par jour, plus de 3 jours par semaine et pendant plus de 3 semaines.

Cependant, il ne vomit pas, n’a pas de diarrhée et n’est pas constipé. Il n’y pas non plus de perte de poids ou d’appétit. En dehors des crises de coliques, le bébé semble heureux et dort bien.

Coliques du nourrisson - Les traitements

Comme il a été dit au début de cet article, la colique n’est pas une maladie et elle prend fin d’elle-même avec le temps. A l’heure actuelle, il n’existe pas vraiment de traitement. Les parents sont souvent démunis face aux pleurs sans interruption de leur bébé, et sont souvent inquiets lorsque les traitements médicamenteux ne soulagent pas. Est-ce que cela veut dire que vous ne pouvez ou ne devez rien faire ? Il reste important de traiter les coliques pour que votre bébé ne soit pas en souffrance, même si elle n’est que passagère et temporaire, mais aussi pour votre équilibre à vous en tant que parents. L’ostéopathie est une bonne alternative qui a déjà fait ses preuves pour soulager les coliques de bébé. 

La grossesse et l’accouchement sont des contextes pouvant se révéler difficiles pour le nouveau-né qui est soumis à différentes tensions qui peuvent causer des blocages au niveau des os, du crâne, du thorax, du bassin et surtout au niveau des organes qui s’attachent dans ces structures. Par exemple, le bassin peut être bloqué à cause d’une position intra-utérine particulière ou à cause d’un accouchement difficile, et cela peut entrainer des tensions sur les intestins.

Si la cause des coliques est inconnue, il est possible lors du diagnostic de déterminer les zones en souffrances qui permettront une amélioration des coliques chez votre petit. C’est grâce à des manipulations douces et précises sur les organes digestifs (diaphragme, estomac, intestins, côlon…), que l’ostéopathe va redonner de la mobilité aux structures et favoriser l’équilibre des organes, en relâchant les tensions dans les membranes qui les recouvrent et favoriser ainsi localement une circulation sanguine plus efficace.

L’ostéopathe évalue aussi avec précision le trajet des nerfs qui innervent les organes du système digestif. Ceux-ci doivent être libres de tension afin que les organes fonctionnent normalement. Certains de ces nerfs sont situés à la base du crâne du bébé et peuvent avoir été légèrement sous tension lors de l’accouchement et doivent être relâchés. D’autres nerfs se trouvent dans la colonne vertébrale et le bassin et peuvent aussi souffrir des tensions accumulées dans l’utérus avant la naissance.

Seulement 2 à 4 séances d’ostéopathie sont nécessaires pour réduire considérablement les coliques du nourrisson.

Coliques du nourrisson - Les conseils

Voici quelques conseils que vous pouvez appliquer au quotidien si votre enfant souffre de coliques :

Fractionner les repas en diminuant les quantités ; par exemple, 6 repas plus petits au lieu de 4.

-Donner le repas au calme et en position verticale, ce qui lui permettra d’avaler moins d’air en mangeant.

-Si vous l’allaitez : diminuer dans votre alimentation les produits laitiers et les aliments qui fermentent (choux, brocolis, salades, lentilles).

-Si vous allaitez avec du lait artificiel : donnez-lui du lait pauvre en lactose, et si ça ne suffit pas, donnez-lui du lait avec hydrolysats de protéines de lait de vache.

Masser son ventre délicatement autour du nombril dans le sens des aiguilles d’une montre (sens du transit dans le colon), et replier-lui doucement les jambes sur l’abdomen (tout cela plutôt en dehors des pleurs, sinon il ne se laissera pas faire).

Appliquer de la chaleur sur son ventre : mains chaudes, bouillottes emmitouflées à poser sur le vêtement…

Bercer bébé doucement.

-Le mettre sur le ventre lors des temps d’éveil, sur l’avant-bras par exemple.

-Garder bébé dans une atmosphère calme et apaisante.

-L’homéopathie et la phytothérapie.

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